Les Justes

d’Albert Camus

« En février 1905, à Moscou, un groupe de terroristes, appartenant au parti socialiste révolutionnaire, organisait un attentat à la bombe contre le grand-duc Serge, oncle du tsar. Cet attentat et les circonstances singulières qui l'ont précédé et suivi font le sujet des Justes.
Si extraordinaires que puissent paraître, en effet, certaines des situations de cette pièce, elles sont pourtant historiques. Ceci ne veut pas dire, on le verra d'ailleurs, que Les Justes soit une pièce historique.
Mais tous les personnages ont réellement existé et se sont conduits comme je le dis. J'ai seulement tâché à rendre vraisemblable ce qui était déjà vrai.
La haine qui pesait sur ces âmes exceptionnelles comme une intolérable souffrance est devenue un système confortable. Raison de plus pour évoquer ces grandes ombres, leur juste révolte, leur fraternité difficile, les efforts démesurés qu'elles firent pour se mettre en accord avec le meurtre - et pour dire ainsi où est notre fidélité. » - Albert Camus

« Jamais sans doute, dans l'œuvre théâtrale de Camus, l'amour n'avait pris un visage plus émouvant que dans Les Justes. Entre Kaliayev et Dora, il y a le malheur d'un peuple. » - Jean-Claude Brisville

mise en scène de Régis Florès
Avec : Flore Vannier-Moreau, Mathilde Banderly, Pierre Benoist, Régis Florès, Damien Reynal, Olivier Robert, Jérémy Sanaghéal, et Gwendoline Démont, violoncelliste

régie : Patrice Florès
création des costumes : Mélaine de la Pinta

Prochaines représentations

- du 28 septembre au 10 novembre tous les vendredis et samedis à 20h
- les dimanches 7 octobre et 4 novembre à 17h
au Théâtre de la Rue de Belleville, 19 rue de Belleville à Nantes
Informations et réservations : reservation(a)ruedebelleville.net ou par téléphone au 02 40 69 62 20

One thought on “Les Justes

  1. les Justes à la salle Vasse m’avaient bousculé intellectuellement. Je les découvrais, de loin. Ils me fascinaient. Mais, c’était de l’histoire des livres d’Histoire.
    Les Justes de la rue de la Rue de Belleville m’ont traversé tout le corps. Ils étaient là, à portée de main. J’aurais pu les prendre dans mes bras et les consoler, les encourager, leur dire mes peurs, mes angoisses vertigineuses de la mort.
    Tous ces Justes me disaient, à leur manière, l’authenticité quotidienne des bombes, des attentats, des pendaisons qui fracassent les informations du jour…
    Tous, à leur manière, me disaient avec force et fracas, leur amour de la vie, charnellement, à portée de voix et de main.
    Voilà ce qui fait la différence entre Vasse et Belleville !

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